[ Tribune de Dominique Bilde ] Migrants, islam radical : l’adhésion de l’Albanie à l’UE est une bombe à retardement.

Jets de gaz lacrymogène, canons à eau… ces scènes ne sont pas, une fois n’est pas coutume, le lot des gilets jaunes mais des manifestants antigouvernementaux de la capitale albanaise de Tirana, il est vrai parfois eux-mêmes violents. Au point de contraindre le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg à se fendre d’un appel au calme, jetant un malencontreux pavé dans la mare de la Commission européenne, qui, le 29 mai dernier, se faisait à nouveau le héraut de l’élargissement européen.

En juin 2018, l’annonce de l’ouverture des négociations avec l’Albanie et la « Macédoine du Nord » avait été soigneusement reportée dans l’attente du scrutin européen. Aussitôt les élections pliées, la Commission revient donc à la charge, rapport élogieux à l’appui. On appréciera ainsi la mention des « progrès » du pays en matière de lutte contre la corruption, en dépit d’une chute de huit places dans le classement 2018 de Transparency International.

Et ce n’est pas la moindre des tares du petit État balkanique, très majoritairement musulman et cachant à peine ses appétits envers son petit frère kosovar. L’Albanie se trouve ainsi aux carrefours des trafics en tout genre, d’armes bien sûr, mais aussi de migrants. Difficile de croire en effet au mythe de la dolce vita albanaise, quand l’ancien fief d’Enver Hoxha trônait au premier rang des États pourvoyeurs de demandeurs d’asile en France en 2017.

On se souviendra notamment de l’expulsion en jet privé en septembre dernier d’un couple albanais et ses deux enfants, pour la coquette somme de 100 000 euros, selon le collectif de soutien à la famille. Ou début mai, de cette famille en Haute-Saône, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire, faisant pleurer dans leurs chaumières le président du Conseil départemental et les innombrables associations d’aide aux migrants dans ce qui ressemble bien à une redite de l’affaire Leonarda.

Que dire d’ailleurs lorsque même les prétendues bonnes nouvelles n’en sont pas ? « La mafia albanaise a du souci à se faire ! » tonnait ainsi en mai l’Est Républicain au sujet du démantèlement d’une organisation de cambrioleurs en Lorraine, sans se rendre compte que l’information confirmait surtout la position de l’Albanie dans les réseaux de criminalité européens. Le tableau ne serait pas exhaustif sans évoquer le risque terroriste, dans un pays travaillé par l’islam radical.

« La définition de la folie, c’est de faire plusieurs fois la même chose en espérant à chaque fois un résultat différent »aurait dit Albert Einstein. Avec cette nouvelle vague d’élargissement, presque uniquement motivée par l’attrait économique de pays à bas coûts salariaux, l’Union européenne ne fera pas que répéter le désastre des précédentes moutures. A une différence près : elle ouvrira cette fois les vannes à l’islam radical et, partant, au terrorisme.