Questions parlementaires sur les subventions au groupe Vivarte

Article 130 du règlement
Dominique Bilde (ENF)

Le groupe Vivarte, créé en 1896 à Nancy avec la marque André, disposait de nombreuses enseignes de chaussures (André, Minelli, San Marina, Pataugas, Cosmoparis, La Halle aux chaussures, Besson, Merkal, Fosco) et d’habillement (La Halle, Naf Naf, Chevignon, Kookaï, Défi Mode, Caroll…).

Le groupe emploie encore actuellement 16 000 salariés et réalise 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, mais il avait déjà annoncé 1 600 suppressions d’emplois en 2015 et, depuis deux ans, multiplié les cessions d’enseignes et les plans sociaux. On craint encore 2 000 suppressions de postes.

Vivarte a également vendu André et Naf Naf et fermé 147 magasins La Halle aux chaussures. Plusieurs autres marques ont été mises en vente en 2016: Défi Mode et la Compagnie Vosgienne de la Chaussure (usine de fabrication) en janvier, Kookaï, Chevignon et Pataugas en juin, et le chausseur espagnol Merkal en septembre dernier.

1. Le groupe Vivarte ou l’une de ses enseignes ont-ils obtenu des subventions de l’Union européenne?

2. Si oui, sous quelles rubriques et pour quels montants?

3. Est-il possible d’utiliser le fonds européen d’ajustement à la mondialisation et une demande a-t-elle été introduite dans ce sens? D’autres mesures peuvent-elles être mises en œuvre pour soutenir les salariés et assurer leur reconversion?