Question avec demande de réponse écrite sur les risques de conflits d’intérêts des conseillers spéciaux des commissaires européens

Dominique Bilde (ENF) et Steeve Briois (ENF)

Un récent article de presse fait état de multiples plaintes reçues par la médiatrice européenne Emilie O’Really concernant les conseillers des commissaires européens.

Actuellement, les commissaires ont environ 40 conseillers spéciaux, et le Président de la Commission, Jean-Claude Juncker, en a quatre.

Le conseiller Edmund Stroiber, qui a travaillé sept ans sans salaire et en étant uniquement défrayé, fait également l’objet de suspicions concernant une rémunération qu’il percevait en tant que membre du conseil de l’assureur allemand Nürnberger Versicherungsgruppe.

La médiatrice a aussi récemment reçu une plainte suggérant que la Commission vérifiait bel et bien les activités des conseillers avant de les engager pour s’assurer qu’il n’y avait pas de conflit d’intérêts, mais ne contrôlait plus, après l’embauche, si le conseiller acceptait un nouvel emploi.

Quelles mesures la Commission prend-elle pour contrôler les risques de conflits d’intérêts de ses conseillers?

La Commission envisage-t-elle de rendre publics tous les comptes rendus de réunions qu’elle aurait eues avec des lobbyistes?

Comment la Commission peut-elle empêcher ses conseillers ou ex-conseillers d’avoir des liens ou des intérêts avec des lobbyistes en contact direct avec les institutions européennes?