[ Déclaration écrite de Dominique Bilde ] Sur le plan de relance européen.

Ce plan de relance est une escroquerie pour la France, qui paie encore au prix fort les rabais octroyés aux États soi-disant « frugaux » : 7,6 milliards d’euros par an dont bénéficieront les Pays-Bas, la Suède, l’Autriche, le Danemark et l’Allemagne, ce rabais total ayant historiquement été financé à 30 % par la France.

La France, déjà seconde contributrice nette au budget européen, recevrait donc 40 milliards d’euros sur les 390 milliards de subventions directes.

Un marché de dupes, puisqu’elle devra en réalité rembourser environ 66 milliards d’euros. Sauf, bien entendu, à aboutir d’ici là au fameux « impôt européen », qui n’est ni souhaitable, ni réaliste : la « taxe numérique » achoppe en particulier sur l’opposition irlandaise.

Que la France ne parvienne pas à défendre ses intérêts ne peut être imputé qu’à ses dirigeants. Ainsi, la presse européenne et internationale a hélas vu juste en sacrant l’opiniâtre Premier ministre néerlandais grand vainqueur de ces âpres négociations.

Mais cette débâcle n’est que le premier avatar des difficultés financières insolubles qui se profilent pour l’Union européenne à la suite du départ du Royaume-Uni et qu’un illusoire fédéralisme européen ne fera que précipiter.


© Dominique Bilde 2015. Tous droits réservés.
Les propos tenus sur ce site n'engagent que leurs auteurs et non pas le Parlement européen