Débat parlementaire sur contre les enfants victimes d’abus sexuels.

Dominique Bilde (ENF ), par écrit . – Les chiffres de la pédophilie sont alarmants, puisque plus de 13 % des jeunes filles et 5,7 % des jeunes garçons en seraient victimes. Et la situation ne peut que s’aggraver, alors que l’Europe fait face à un afflux record de mineurs isolés sur ses côtes, ces derniers étant, bien sûr, les cibles privilégiées des trafiquants. La plus grande fermeté s’impose à l’égard des auteurs de tels actes.

Or, non seulement l’Union européenne n’a pas mené une évaluation exhaustive de l’efficacité de la directive de 2011, mais de nombreuses mesures complémentaires seraient nécessaires pour lutter efficacement contre ces abus.

Ainsi, alors que l’Australie a récemment instauré des interdictions de sortie du territoire envers les personnes condamnées pour des actes pédophiles, il est inconcevable que les États européens ne sévissent pas également contre le tourisme sexuel, qui, outre les drames humains qu’il provoque, ternit durablement l’image des États occidentaux dans les régions concernées par ces pratiques.

À l’heure où la France s’interroge sur l’âge du consentement, il est également urgent de traiter le mal à la racine en s’opposant à l’hypersexualisation des enfants et, en particulier, des jeunes filles, qui est une déviance préoccupante du féminisme revendicatif.