[ Communiqué de Dominique Bilde ] Vols de biens culturels à répétition.

Ce jeudi 9 novembre, le commissaire Pierre Moscovici, au titre de responsable des douanes, a présenté à la commission Culture une proposition de règlement concernant l’importation de biens culturels. L’idée est simple : lutter contre le trafic illégal de biens culturels en imposant un contrôle plus strict (via des certificats et des déclarations signées) sur les biens culturels, lors de leur entrée dans l’espace Schengen.

Je n’ai pu m’empêcher de le féliciter pour cette mesure de bon sens : voilà qu’on s’apprête enfin à renforcer les frontières !

Malheureusement, c’est insuffisant. Schengen reste un espace de libre circulation dépourvu de tout contrôle. L’actualité nous l’a tragiquement rappelé cette même semaine. Dans la nuit du lundi au mardi, huit tableaux de l’église Saint-Jacques à Dieppe ont été volés. Et dans la nuit du samedi au dimanche, c’est la cathédrale Saint-Pierre d’Angoulême, qui se voyait dérober une partie de son Trésor d’art sacré.

Pour ces œuvres-ci, la proposition de règlement de Moscovici n’offre aucune solution. Les méfaits ayant eu lieu au sein de l’espace Schengen, les trafiquants pourront revendre ces biens culturels dans un autre État membre sans franchir une seule frontière douanière. On lutte donc contre le trafic de biens culturels provenant de pays tiers, mais on est incapable de protéger notre propre patrimoine. Tout ça, au nom de la sacro-sainte mobilité !