[ Communiqué de Dominique Bilde ] Pourquoi l’élection de Laurent Wauquiez ne change rien !

Le paysage politique hexagonal fait peine à voir. Les Républicains sont en train de s’effondrer, dépouillés par Emmanuel Macron d’une bonne partie de leurs cadres, à commencer par le « constructif » Thierry Solère. Demain, ce sera peut-être au tour d’Alain Juppé de mettre les voiles, histoire de créer à l’occasion des prochaines élections européennes, le grand rassemblement du centrisme europhile dont ils rêvent tous en secret depuis trente ans. L’élection de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains a même entrainé le départ d’un cadre important comme Xavier Bertrand, actuel président de la région des Hauts-de-France.

Quant à la gauche, elle est littéralement atomisée, lancée dans une course à la radicalité. À l’Assemblée nationale, les sbires de Mélenchon multiplient les positions provocatrices et outrancières. Ainsi de Danièle Obono qui défend ouvertement les réunions publiques excluant les blancs, de Jean-Luc Mélenchon se joignant à Edwy Plenel pour dénoncer les moins islamophiles qu’eux ou d’Adrien Quatennens qui souhaite naturaliser tous les immigrés clandestins travaillant en France.

Dans ce chaos politique, nourri par les renoncements de la droite et les outrances de la gauche, le Front National reste un point d’ancrage pour tous les amoureux de la France. Fidèle à une ligne claire, notre formation politique est en train de se restructurer sans pour autant renier ses fondamentaux. Nos adhérents sont présentement consultés sur les questions qui les intéressent pour que la démocratie interne puisse s’exprimer, faire jaillir un programme rénové susceptible de répondre aux terribles défis qui nous font face. Car, n’en doutez pas : Emmanuel Macron vous décevra.

Marine Le Pen a, lors du débat de l’entre-deux-tours, dénoncé le rôle pervers de l’actuel Président dans la vente d’Alstom énergie. Un exemple parmi tant d’autres des maux qui affligent notre pays, et contre lesquels l’exécutif n’entend pas lutter, tout entier acquis à l’idéologie du libre-échangisme mondialisé, qu’il soit humain ou économique. Ils promettaient de créer des emplois, ils en détruisent. Ils promettaient une renaissance industrielle, ils cassent notre outil productif. Les promesses n’engagent décidément que ceux qui les tiennent.

À l’identique, Emmanuel Macron peut toujours gonfler ses muscles face à une marocaine voilée lors d’une visite aux Restos du Cœur, cela ne sera pas suivi d’effets. Il n’a pas les moyens policiers et logistiques pour éloigner les clandestins, ainsi que l’ont rapporté récemment les Sénateurs de la Commission des lois. Parader en Afrique ne suffira pas à retenir les centaines de milliers de candidats au départ qui se trouvent de l’autre côté de la Méditerranée ! Seule une politique de réelle fermeté le pourra.

Les sympathisants des Républicains devraient s’interroger : pourquoi continuer à voter pour un parti qui n’a pas vos convictions, et dont le seul argument qui est le « vote utile », n’est plus qu’un lointain souvenir ? Les Républicains ne pourront pas déloger Emmanuel Macron en restant seuls. Quel est donc l’intérêt de voter pour une droite molle qui n’est même plus « de gouvernement » ?