[ Communiqué de Dominique Bilde ] Non à la « rencontre des musulmans de l’Est » !

« À la rencontre des musulmans de l’Est » se tiendra le 26 novembre prochain à la mosquée An Nour de Mulhouse. Seront notamment présents Marwann Muhammad du Collectif Contre l’Islamophobie en France, le « cheikh » saoudien Abdellah al Mosleh et secrétaire général de l’« association mondiale des miracles scientifiques du saint Coran », Ahmed Jallabah co-fondateur de l’UOIF, ou le conférencier de l’UOIF Hassan Iquioussen. Chacun d’entre eux s’est fait connaître, par le passé, pour des propos, des amitiés ou des revendications relevant d’un islam orthodoxe, sinon radical.
Ainsi, le sieur Iquioussen a notamment déclaré attribuer le schisme musulman à « un juif yéménite converti pour détruire l’islam de l’intérieur », de même que Mustafa Kemal atatürk serait pour lui un juif « converti hypocritement à l’islam »,dans une conférence publique de 2003 enregistrée et diffusée sous forme de cassette audio intitulée La Palestine, histoire d’une injustice. À cette occasion, il a aussi expliqué que les juifs étaient des « avares et des usuriers » qui seraient « au top de la trahison et de la félonie, complotant « contre l’islam et les musulmans », ne souhaitant pas se mélanger « aux autres qu’ils considèrent comme des esclaves », finissant par accuser les « sionistes » d’avoir poussé « Hitler à faire du mal aux juifs allemands pour les forcer à partir ».
Rappelons aussi les discours du cheikh al Mosleh, proche du mouvement Tabligh pour qui « le sang d’un musulman est plus sacré aux yeux d’Allah que le sang d’un mécréant ». Dans le même ordre d’idées, nous pouvons citer cette phrase d’Ahmed Jaballah qui en dit long sur ses véritables desseins : « L’UOIF est une fusée à deux étages. Le premier étage est démocratique, le second mettra en orbite une société islamique ».
Qu’un homme capable de dire et de diffuser de tels propos soit un invité important de l’événement du 26 novembre en dit long sur l’état de la représentation de la communauté musulmane en France. Mais le plus grave n’est pas là, car l’on se trouve bien en peine de comprendre comment un tel rassemblement a pu être autorisé, tant sa tenue représente une menace à l’Ordre public.