[ Communiqué de Dominique Bilde ] Magasins Mim : la casse sociale continue !

Le département de Meurthe-et-Moselle compte 6 magasins Mim. L’enseigne propose des vêtements féminins à des prix doux. Surtout, elle offre des emplois à des Meurthe-et-Mosellans. En cette période de terrible récession, chaque emploi importe car il n’est pas facile d’en retrouver un. Fin mars de cette année, le tribunal de commerce de Bobigny prononçait une liquidation partielle de Mim et validait l’offre de reprise partielle formulée par l’enseigne suisse Tally Weijl, en association avec le français Etam. Malheureusement, le conglomérat franco-suisse ne s’est engagé à reprendre que 71 points de vente des 233 magasins en propre (et 90 affiliés) présents dans toute la France. Sur les 1078 salariés du groupe, seuls 287 sont donc assurés de conserver leurs emplois…
Les choses ne se sont pas arrangées au cours du mois écoulé. Ainsi, ce mercredi 26 avril, dans l’indifférence quasi générale, a été ordonnée une liquidation judiciaire. Le tribunal a jugé que « la société Mim a continué à générer un niveau de pertes très important, incompatible avec toute perspective de rétablissement d’une profitabilité ». Une décision qui devrait entrainer la disparition de 791 emplois en CDI, dont plusieurs dans notre département. Un nouveau drame économique qui sera probablement vu comme constituant une simple « anecdote » par Emmanuel Macron et ses amis ; Jacques Attali, Laurence Parisot, Alain Minc ou les fringants associés de la banque Rothschild.
L’économie française s’enfonce dans la récession sans que personne ne paraisse s’en offusquer. Ce mois de mars, le chômage a encore augmenté de 1,3 %, laissant 43.700 personnes de plus sur le carreau. La politique du gouvernement Hollande, conçue par Emmanuel Macron, est un échec total. Nous perdons des industries, des petits commerces dans les villes moyennes, des emplois dans les services à la personne, dans le bâtiment, dans le tourisme et dans le transport. Il est temps de relancer notre croissance ! Pour cela, il n’y a que deux solutions : un environnement juridique plus sain qui rende possible un  protectionnisme modéré et un soutien sans faille à nos entreprises nationales.
Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen