[ Communiqué de Dominique Bilde ] Le saccage de L’hôpital public, ça suffit !

Depuis maintenant plusieurs semaines nos soignants et le personnel hospitalier luttent sans relâche face à l’épidémie de Covid-19 qui touche durement notre pays et particulièrement la région Grand Est.

Malgré cela, le directeur de L’Agence Régionale de Santé du Grand Est (ARS), Monsieur LANNELONGUE, toujours dans une vision comptable de l’hôpital avait annoncé que le plan de suppression de 174 lits et de 598 postes au sein du CHRU de Nancy serait maintenu,

Au moment où le secteur hospitalier subit une pression maximale tant sur le plan humain que matériel, les propos de monsieur Lannelongue apparaissent dénués de toute rationalité face à la crise que nous vivons, il a été désavoué par le ministre de la santé monsieur Olivier Véran ainsi que le Premier ministre.

Cette volonté de brader et de dépouiller l’hôpital est honteuse et c’est pourquoi nous demandons l’abandon définitif de ce plan d’austérité supplémentaire que le gouvernement et l’ARS veulent faire subir au CHRU de Nancy. Ce plan serait en effet une insulte à la dévotion de nos soignants et au courage dont ils font preuve depuis le début de cet épisode douloureux.

Ajoutons que le CHRU de Nancy a déjà connu, ces dernières années, une réduction du nombre de ses lits ainsi que des suppressions de postes qui déjà avaient été entreprises par le gouvernement de Manuel Valls sous la présidence de François Hollande.

Des suppressions contre lesquelles monsieur Klein, président socialiste du conseil départemental, n’avait à l’époque rien trouvé à redire, alors que la Lorraine était particulièrement impactée par ce problème. L’intérêt de monsieur Klein envers le CHRU de Nancy est-il à géométrie variable selon la couleur politique du gouvernement ?

Le même Mathieu Klein, en début d’année, n’avait pas hésité à faire loger les mineurs étrangers en situation irrégulière dans « l’hôtel des parents » du CHU de Brabois pour un coût annuel de plus de 120 000 euros. Privant ainsi les familles de malades d’un endroit où se loger.

La situation du CHRU de Nancy doit tous nous alerter sur les choix budgétaires consistant à vouloir priver nos concitoyens de lits et de personnel hospitalier supplémentaires pour notre bien commun à tous : la santé !


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