[ Communiqué de Dominique Bilde ] Intrusion islamiste au Carmel de Verdun.

Le récit est glaçant, effrayant. Le vendredi 10 novembre dernier, deux hommes ont pénétré le carmel de Verdun, animés d’un objectif très particulier : convertir les religieuses à l’islam. Evêque de Verdun, monseigneur Gusching s’est confié au journal l’Est Républicain, rapportant que les sœurs sont encore sous le choc après une rencontre qui aurait pu très mal tourner.
Accueillis par l’une des carmélites, les deux hommes dans la trentaine, barbus et habillés à l’occidentale, ont demandé à accéder à la chapelle. Une fois entrés dans les lieux, ils ont prié en arabe pendant les vêpres, avertissant la communauté religieuse du Carmel de Verdun que la conversion était une obligation, sans quoi l’enfer les attendrait dans l’autre vie. Avant de quitter les lieux, les deux islamistes ont écrit « Allah Akbar » sur le livre d’or du Carmel.
Des faits qui prennent une résonnance toute particulière à l’heure où la France est en guerre contre le terrorisme islamiste, à l’heure où les chrétiens d’Orient souffrent toujours d’atroces persécutions, tués ou soumis à la Jizya s’ils refusent de renier le Christ dans les régions où sévissent les monstres de l’islam conquérant. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les chrétiens sont explicitement visés par les partisans du djihad en France. À Saint-Etienne-du-Rouvray, un prêtre l’a payé de sa vie, égorgé sur l’autel de son église, avant de lancer à l’adresse de ses jeunes assassins, dans un dernier souffle : « Va-t’en Satan ».
 
Si aucune violence physique n’a été perpétrée le 10 novembre, les avertissements de ces suppôts du djihadisme ne doivent surtout pas être pris à la légère. L’histoire récente nous a prouvés que ces gens étaient capables de tout, et surtout de tenir leurs funestes promesses. Heureusement, les deux hommes ont été interpellés dès le lendemain, puis placés sous contrôle judiciaire par le Juge des libertés et de la détention. Ils devront répondre de leurs actes devant le tribunal correctionnel de Verdun, devant lequel ils sont convoqués à la date 28 avril 2018 à 8 h 45 du chef de violences volontaires aggravées (sans incapacité totale de travail et en réunion).
 
Le danger est-il pourtant pleinement écarté ? Non. Les sympathisants de l’Etat islamique, de l’islamisme de manière plus générale, sont toujours présents. Ils continuent à convertir de jeunes français, souvent issus de l’immigration maghrébine, mais pas toujours. Ainsi, à en croire l’imam de Verdun, le plus jeune des deux hommes se serait converti « depuis deux ou trois mois ». On le sait, les néo-convertis ont une tendance fâcheuse à vouloir prouver leur zèle, désireux d’être exemplaires vis-à-vis de la communauté qui les accueillent.
 
Nous devrions nous poser les bonnes questions : comment est-il possible que des jeunes vivant à Verdun, lieu si emblématique de notre histoire, en arrivent à se convertir à un islam aussi orthodoxe ? Parce que nos dirigeants ont laissé faire. Parce qu’ils ont laissé la rue au salafistes. Parce qu’ils n’ont pas voulu lutter sérieusement contre l’immigration et ont laissé des communautés s’organiser, vivre hors de la France. Il faut agir et vite, sans quoi la France pourrait un jour sombrer dans une terrible guerre de religion.