[ Communiqué de Dominique Bilde ] Alstom : la grande trahison d’Emmanuel Macron.

Jeudi 30 novembre 2017,

La journée de grève au sein d’Alstom ce jeudi rappelle que depuis sont dépeçage en 2014, le devenir de l’ancien fleuron français n’a été qu’une suite de reniements.

En refusant, en novembre 2014, de bloquer la cession de la branche énergie à General Electric, comme le décret 2014-479 le lui permettait pourtant, Emmanuel Macron trahissait en effet autant son prédécesseur Arnaud Montebourg que l’intérêt national. Pire, non seulement aucun investissement ne sera réalisé au profit de l’« Airbus du rail », censé naître de l’alliance avec Siemens, mais l’État se retirera finalement du capital d’Alstom Transport.

À l’absence criante de stratégie industrielle s’ajoute désormais la casse sociale avec la suppression de 350 postes en France par General Electric, contre les 1000 nouveaux emplois promis, et la restructuration mondiale de Siemens.

Lors du débat de l’entre-deux-tours, le candidat Macron avait balayé avec morgue les propos de Marine Le Pen sur la vente d’Alstom énergie. Mais les faits, décidément têtus, donnent une nouvelle fois raison à cette dernière sur ce scandale industriel majeur.